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Archives de la catégorie ‘auvergne’

Colette: les vrilles de la vigne (extrait)


Comme je ne suis pas très douée avec les mots comme certains de mes amis, je vous livre un extrait des vrilles de la vigne, de Colette, mon auteure préférée, et qui résume assez bien mon ressenti pour l’Auvergne:(…) J’appartiens à un pays que j’ai quitté. Tu ne peux empêcher qu’à cette heure s’y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu’à cette heure l’herbe profonde y noie le pied des arbres, d’un vert délicieux et apaisant dont mon âme a soif… Viens, toi qui l’ignores, viens que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs qu’un fruit mûrit on ne sait où – là-bas, ici, tout près – un fruit insaisissable qu’on aspire en ouvrant les narines. Tu jurerais, quand l’automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu’une pomme trop mûre vient de choir, et tu la cherches et tu la flaires, ici, là-bas, tout près… Et si tu passais, en juin, entre les prairies fauchées, à l’heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s’ouvrir ton coeur. Tu fermerais les yeux, avec cette fierté grave dont tu voiles ta volupté, et tu laisserais tomber ta tête, avec un muet soupir… Et si tu arrivais, un jour d’été, dans mon pays, au fond d’un jardin que je connais, un jardin noir de verdure et sans fleurs, si tu regardais bleuir, au lointain, une montagne ronde où les cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur mauve et poussiéreux, tu m’oublierais, et tu t’assoirais là, pour n’en plus bouger jusqu’au terme de ta vie (…)
 
 
 
 
 
 
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les fiancés de la chaise-dieu


Les fiancés de La Chaise-Dieu (Haute-Loire)

A Lavaudieu, vieux village d’aspect médiéval, à quelques kilomètres à peine au sud-est de Brioude, se trouve le plus beau cloître roman auvergnat, le seul qui soit resté intact en dépit d’un long abandon. Il y a peu de temps, on s’en servait encore de hangar et de grange; mais il fut nettoyé et restauré avec tact. On aime ses proportions, son équilibre, la variété et la finesse de ses colonnettes, la diversité des chapiteaux (certains furent refaits par Philippe Kaeppelin).
Une galerie de bois, conservée par miracle jusqu’à nos jours, surmonte le cloître donnant à l’ensemble un air rustique de bon aloi. Dans l’ancien réfectoire, baptisé à tort "Salle capitulaire", on a récemment restauré une fresque monumentale aux tons chauds, représentant un Christ en gloire, la Vierge et les apôtres.

C’est du cloître que l’on voit le mieux la curieuse silhouette du clocher octogonal, e grés rouge, surmonté d’une flèche tronquée. Depuis quelques années, d’autres fresques (XVème siècle) ont été mises à jour dans l’église (scènes de l’Évangile).

Lavaudieu était une abbaye de Bénédictines venues, dit-on, de La Chaise-Dieu. Une légende rapporte les raisons pour laquelle les religieuses s’établirent ici, vers la fin du XIème siècle : lorsque Saint Robert eut fondé l’abbaye de La Chaise-Dieu, il dut bientôt prévoir, à côté des bâtiments conventionnels, un monastère pour les femmes.

Peu après la création de cette maison, Judith, la fille du comte d’Auvergne Robert, demanda à y être admise.
Elle suivait l’exemple de son fiancé, Simon, comte de Bar-sur-Aube, qui, touché par la grâce, était entré dans les ordres. Or, peu de temps après, Simon se présenta à l’abbaye voisine : il y fut admis.

Saint Robert, craignant que le proche voisinage ne rallumât l’amour des anciens fiancés, décida de transporter plus loin le monastère des religieuses. C’est ainsi que vers la fin du XIème siècle les Bénédictines de La Chaise-Dieu s’installèrent dans ce village qui portait alors le nom de Comps. A la fin du XVème siècle, le roi Charles VIII accédant à une demande de l’abbé de La Chaise-Dieu, décida de changer le nom "vide et déshonnête" du prieuré : on l’appellerait désormais celui de la "Vallée de Dieu".

Au XVIème siècle on s’y écarta des règles données par Saint Benoît. Les religieuses devinrent des chanoinesses prébendées; ayant chacune logis indépendant et serviteurs particuliers, elles recevaient leur famille et savaient organiser en leur couvent, des fêtes quelque peu mondaines et parfois même des bals.

Cependant elles nourrissaient aussi des préoccupations religieuses : en 1779, le Père Gaschon d’Ambert vint à Lavaudieu prêcher une mission dont le souvenir est perpétué par la croix de fer forgé qui fut plantée sur la place. Le couvent disparut à la Révolution. Au nord, entre Lavaudieu et Fontannes, aux confins d’un bois et d’un pré, une voûte de maçonnerie abrite la fontaine Saint Eutrope, dont l’eau guérissait les estropiés. Dans la margelle, une cavité sert de bénitier… 

 

s’il y a bien un village à visiter, c’est celui de Lavaudieu, il dégage une sérénité, je ne sais pas si c’est la présence du cloitre, qui est magnifiquement conservé, de jolies maisons très bien restaurées, mais qui a gardé son côté authentique!  Ma promenade préférée, au bout du village, un sentier de randonnée qui conduit jusqu’à la chaise-dieu, on se croirait en provence par la végétation qu’on y trouve! un lien pour informations complémentaires Lavaudieu : http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/villages/hteloire/lavaudieu/lavaudieu.htm

le chien noir de Pontgibaud


 

Le chien noir de Pontgibaud

Vers 1470, le père Imbert, charpentier à Pontgibaud, accusé de sorcellerie, fut brûlé vif.

Deux années plus tard, ce fut le procès du fils qui déclara qu’un soir à la brune, venant de son pré, il avait été abordé par un chien noir.
«N’aie crainte, je suis Allonzo et je protégeais ton père…» Du tort fait à son père, le chien noir l’avait poussé à se venger.
«Va dans le cimetière de Volvic, demain avant le lever du soleil. Tu y trouveras à main gauche en entrant un tas d’ossements…»
Lesdits os mis au feu feraient de la cendre de mort.

De cette cendre, le fils Imbert fit mourir deux personnes. Le chien noir lui avait aussi donné un bâton : les gens et les bêtes qu’il en frappait s’en trouvaient estropiés. Le chien le conduisit, une certaine nuit, au lieu appelé La Garde. Au milieu d’un feu et monté sur un âne, il y vit un géant qui avait la figure large comme un quarton (1). Une foule de fachineis, fachineires, l’entourait. Imbert en reconnut plusieurs pour être de Banières et de Chambois. Le géant lui fit donner un grand cierge noir, lui ordonna de l’allumer et de faire le tour de la compagnie. – Que l’on se souvienne du chef gaulois qui, en signe de soumission à César, fit le tour de son tribunal.

C’était la façon celtique, antique, de se vouer aux Dieux. – Après quoi le géant dit la pacte conclu et admit le garçon au rang de ses serviteurs. Ces aveux faits, s’attendant à être brûlé comme son père, le malheureux essaya de se fracasser la tête en se lançant contre les murs de son cachot. Il fut aussitôt enchaîné.

Il s’enfonça alors dans le nez des pailles extraites de sa paillasse et laissa saigner jusqu’à la mort.
On accusa le seigneur de Pontgibaud, M. de la Fayette, de s’être prêté à ce suicide pour éviter les frais d’un bûcher.

(1) Mesure de superficie qui varie de 6 à 10 ares selon les régions.

 

A VISITER LE CHATEAU DAUPHIN DE PONTGIBAUD http://www.chateaudauphin.com/index.htm

un petit tour en Auvergne pour s’aérer la tête


Le Midi de l’Auvergne

Le Midi de l’Auvergne, situé entre Loire et Allier, offre une mosaïque infinie de sites et de paysages. Baigné par un soleil bienveillant, ce territoire aime jouer avec les contrastes de ses éléments sculptés par l’eau et le feu. Surprenante Auvergne du Sud ! Alors que le calme envahit ses vastes forêts, ses verdoyants pâturages et ses plateaux volcaniques, rivières et ruisseaux content doucement leurs secrets aux promeneurs. Non loin de là, la Loire, qui a pris sa source au Mont Gerbier-de -Jonc, forge sans ambages son caractère sauvage et impétueux à travers gorges et vallées.

Et que dire des eaux tumultueuses de la rivière Allier, qui ont ardemment travaillé afin de façonner un site naturel exceptionnel : les Gorges de l’Allier !
Sur le toit du département, le Mont Mézenc (1 753 m), se prête aux activités de pleine nature, randonnées, balades à cheval et VTT.
En redescendant, on peut admirer, au loin, les montagnes et les sucs ardéchois, les massifs du Vercors, de Belledonne et des Ecrins.

Au détour de chemins bordés par les pierres, on tombe nez à nez avec de superbes châteaux (Saint-Vidal, La Rochelambert, Polignac).
Celui de Chavaniac a vu naître en 1757, le marquis de La Fayette, héros de la guerre d’indépendance américaine.

Des villages typiques et souvent classés parmi « Les Plus Beaux Villages de France » – Moudeyres, Arlempdes, Lavoûte-Chilhac, Lavaudieu, Pradelles – vous feront la surprise de leur splendeur.

Le hameau de Chalencon aime aussi dérouler le fil de son histoire. Il fut en, en effet une baronie très importante au XIème siècle ainsi qu’un Haut lieu de pèlerinage. Aujourd’hui, le village et le château sont classés.
A l’est du Puy-en-Velay, le lac de Saint-Front, né de la rencontre du magma et d’une nappe souterraine, invite à la détente et à la méditation.

Une terre spirituelle

Pèlerins et templiers ont laissé leur marque dans cet espace riche et fier de nombreux édifices religieux.
Incontournables, la Basilique de Brioude, Lavaudieu et son abbaye, la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité, témoignent d’une destinée bâtie sous le sceau de la foi.

C’est aussi au Puy-en-Velay, un des principaux points de rassemblement et de départ en Europe vers Saint-Jacques de Compostelle, que prend naissance la “Via Podiensis”, grande route de pèlerinage.

C’est encore près du Puy-en-Velay, à La Chaise-Dieu, que se déroule chaque année au mois d’août, le Festival de musique sacrée qui rassemble des mélomanes venus du monde entier.

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les chevaux de Bernadette


 Cest par un temps pourri,qu’on est allé rendre visite aux chevaux de Bernadette, ma gentille voisine auvergnate, sur les hauteurs de Rentières. Non, non c’est pas au mois de Novembre que ces photos ont été prises mais bien cet été, entre le 6 et le 10 Août! Incroyable mais vrai ! Depuis sept ans que je passe mes étés en Auvergne, c’est la première année que ça arrive! Mais bon, faut faire avec et la ballade  a été super agréable malgré le temps.

le puy de Sancy


  aujourd’hui, je vais vous ballader sur le puy de Sancy, ça vaut vraiment le coup d’oeil! Il faut d’abord se rendre à Super-Besse, la station de ski, pour prendre le téléphérique. Surtout, faîtes attention à l’heure indiquée sur le ticket pour redescendre parcque nous bien sûr on est arrivés en retard et on a du redesendre tout à pieds. Finalement, on était bien content parce  queç’ est vraiment superbe, mais ça fait une heure et demie de marche et il faisait très beau!

visite des grottes de Perrier


 Perrier ! Je croyais que c’était là qu’on faisait l’eau avec des bulles avec la pub qui dit "Perrier!!! C’est fou!!" Ben non, apperemment c’est pas le même! en tout cas j’ai pas vu d’usine à bulles! Mais par contre ya des grottes avec des habitations troglo (j’ai un trou de mémoire, je sais plus l’orthographe!) Enfin, vous verrez!  ikl faut avoir de bonnes jambes et surtout du souffle (je suis asthmatique!) pour arriver tout en haut et admirer le panorama mais le jeu en vaut la chandelle! C’est magnifiiiiiique!! BOn, je vous montre, ouvrez bien vos tites mirettes!

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